Séquartition

Transe Claire — Séquartition pour harpe

Harpiste : Anaïs Gaudemard

Dans cet extrait, la harpe dialogue avec un dispositif numérique intégré à l’écriture. La harpiste déclenche elle-même une séquence préparée en amont, pensée comme une extension de l’instrument. Cette séquence transforme progressivement la perception du son : la harpe semble se dérégler, se troubler, comme si elle devenait volontairement fausse ou instable.

L’intérêt du dispositif n’est pas seulement technique : il fait partie de la composition. Le geste instrumental déclenche un espace sonore parallèle, créant une tension entre la pureté acoustique de la harpe et une altération numérique contrôlée. La séquartition permet ainsi d’élargir le rôle de l’interprète, qui ne joue plus seulement les notes, mais active aussi des états sonores, des déformations et des illusions musicales.

Transe Claire — Séquartition pour harpe

Extrait 3 — instrument numérique intégré et séquences électro

Harpiste : Anaïs Gaudemard

Dans ce troisième extrait, la harpiste utilise d’abord sa harpe comme un petit instrument numérique intégré à l’écriture. Certaines zones de jeu deviennent comme des touches ou des pads, permettant de déclencher un instrument de cinq notes ajouté à la harpe acoustique. L’extrait alterne ensuite entre cet instrument numérique et des séquences déclenchées par l’interprète, qui viennent créer un accompagnement étrange, proche d’une nappe électro. La harpe passe ainsi d’un rôle instrumental traditionnel à un rôle hybride : elle devient à la fois instrument acoustique, surface de jeu numérique et déclencheur de matières sonores. Cette alternance — instrument de cinq notes, séquence, retour à l’instrument, nouvelle séquence — montre l’intérêt de la séquartition : intégrer le numérique directement dans le geste musical, sans séparer l’interprétation de la programmation.

Transe Claire — Séquartition pour harpe

Extrait 2 — accompagnement rythmique

Harpiste : Anaïs Gaudemard

Dans ce deuxième extrait, la harpiste déclenche elle-même des séquences qui viennent l’accompagner rythmiquement. Le dispositif numérique agit ici comme un partenaire de jeu : il prolonge le geste instrumental et installe une pulsation, une énergie, un mouvement.

La mécanique du souffle
Séquartition pour piano n°2

Piano: Bruno Abel

La mécanique du souffle explore un espace musical où le piano, la respiration du geste et l’électronique se rejoignent dans une même écriture. Par le principe de Séquartition, certains événements de jeu prolongent l’instrument dans un univers sonore transformé, fait de tensions, de circulations et de mouvements internes.

Cette vidéo montre l’édition de la partition dans Séquartition. Un code couleur permet d’identifier les notes liées à des séquences sonores programmées, afin d’intégrer visuellement le déclenchement électronique au cœur même de l’écriture musicale


Cette vidéo montre l’emplacement des notes déclencheuses sur le clavier. Elles correspondent aux zones de jeu associées à des séquences sonores programmées, et permettent de visualiser concrètement comment le dispositif s’inscrit dans l’instrument.


Saint George
Hommage à l’église Saint-Georges de Lyon
Séquartition pour piano

Piano: Bruno Abel

Première pièce du projet Séquartition, Saint George reprend le principe d’une écriture hybride pour piano, dans laquelle la programmation en amont fait partie intégrante de la composition et s’inscrit dans la partition elle-même. Voix transformées, textures électro et jeu instrumental s’y déploient dans une même architecture sonore



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